La suite de comment aménager son espace pour bien vivre avec un chat!

Par Anne-Lise Paul, TSA, Comportementaliste canin et félin

Nous avons vu précédemment que le chat a besoin de plusieurs cachettes sûres et en hauteur, à la fois pour surveiller son environnement, mais également pour pouvoir se cacher rapidement en cas de danger. De plus, le chat étant un animal routinier, tout changement dans son milieu peut provoquer un stress important. C’est pour cette raison qu’il est essentiel de bien aménager les structures qui le reçoivent lorsqu’il est gardé en pension durant les vacances, ou lorsqu’il est hospitalisé pour des soins.

Voir sans être vu ….
Idéalement, l’endroit dans lequel il sera gardé, devrait être construit dans le sens de la hauteur, disposé de plusieurs étagères partant du sol et allant jusqu’au plafond. Les murs devraient être pleins sur au moins trois cotés, sans risque de contact avec ses congénères ou ses voisins de pallier. De même, il est préférable que la porte ne soit pas en vis-à-vis avec d’autres enclos, qu’il s’agisse d’autres chats, ou encore, de chiens. L’installation de caches (boites de cartons, caisses en bois, paniers…) à différentes hauteurs de l’enclos aidera le chat à se tranquilliser. Le principe selon lequel il doit pouvoir voir sans être vu est primordial pour combler son besoin de sécurité, d’autant plus dans un milieu inconnu. Si le chat présente trop de stress à l’arrivée dans son nouveau milieu, l’ajout d’une couverture ou d’un drap sur la porte pourra l’aider à se calmer.

Réduire le stress au minimum
Même si les chiens et les chats peuvent très bien s’entendre, lors d’une situation stressante comme un voyage, un déplacement ou un rendez-vous chez le vétérinaire, il est préférable d’isoler le chat le plus possible dans un endroit calme et adapté. Dans les cliniques vétérinaires, il peut être pratique d’avoir deux entrées séparées, une pour les chiens et l’autre pour les chats, puis deux salles d’attente distinctes si possible, ou tout du moins, de simples paravents entre les patients, afin de limiter les contacts et la contagion émotive entre les animaux. Une caisse de transport adaptée à la taille du chat, recouverte d’un linge aidera également le chat à s’apaiser.

Astuce : Prenez quelques boules de ouate et frottez les sur les joues de votre chat avant de partir, puis placez les à l’intérieur de la caisse de transport, aux quatre coins (en hauteur) de celle-ci, avec un peu de « tape ». De cette manière, les phéromones de marquage du territoire qui sont présentes sur les joues du chat, l’aideront à se sentir « chez lui » dans sa caisse de transport et donc à s’apaiser.

Il existe également différents diffuseurs de phéromones qui pourront aider le chat à apprivoiser son nouveau milieu plus sereinement.

Les aires de répartition…en trois dimensions !
De plus, le chat divise son espace en plusieurs zones et dans les trois dimensions : aire d’alimentation, aire de déjection, aire de repos, aire de jeux….En principe, le chat qui a accès à l’extérieur, peut lui-même décider d’établir ses zones d’habitation. Cependant, le chat qui vit en appartement, doit s’adapter aux contraintes (taille du logement, agencement, autres animaux, enfants…) et la place qui lui ait proposée n’est pas toujours en adéquation avec ce dont il a besoin. Il est essentiel, aussi bien à la maison, que dans les infrastructures qui le reçoivent, que ces aires soient respectées. L’aire de déjection est celle qui doit être le plus loin possible des autres, surtout des aires d’alimentation et de repos. Aussi, dans un espace réduit et fermé, il sera judicieux de placer la litière au sol, la nourriture sur les étagères, et le couchage tout en haut. Plus la surface sera grande, et en hauteur, plus il sera facile de l’aménager.

Nous verrons dans le prochain article comment répondre aux besoins fondamentaux du chat.

Anne-Lise Paul, TSA, Comportementaliste canin et félin
www.azca.ca

Références:
« Education d’un animal », Richard Beaudet, AEC Stratégies d’interventions en Zoothérapie, 2012 « Tout sur la psychologie du chat » Joel Dehasse, 2008

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