Filmer la cruauté animale aux États-Unis : bientôt un crime ?

On pourra dire le monde à l’envers…ceux qui ont de nombreux contacts Facebook ou autres pour la défense des droits des animaux voient tous les jours une multitude d’images effrayantes, saisissantes, inacceptables. Toutes nous font frémir, et toutes nos fonds retenir notre souffle…parfois impuissant et parfois démuni de ne savoir quoi faire ou comment faire contre ce fléau sans fin…
est-ce que la maltraitance animale est protégée par la loi ? et bien semble-t-il qu’aux États-Unis, sous la pression de l’industrie agroalimentaire, une douzaine d’états américains ont adoptés ou proposé et sur le point de l’être, une série de lois qui rend criminel, oui vous avez bien lu, toutes dénonciations d’actes de cruauté pratiqués sur les animaux dans les abattoirs et les élevages.
Ces lois dites « ag-gag » (« agricultural gag » ou « bâillon sur l’agriculture » en français) protègent les industriels de scandales médiatiques et judiciaires qui ont eu lieu dans le passé comme ceux-ci…
 *un dresseur de chevaux du Tennessee qui a été reconnu coupable d’avoir enfreint la loi
 *neuf ouvriers agricoles qui ont été ont inculpé de cruauté envers les animaux par les autorités locales du Wyoming
 *un fournisseur d’œufs qui a perdu l’un de ses plus gros clients, la chaîne de restauration McDonald
Les lois ad-gag n’ont en réalité rien à voir avec la protection des biens, dénonce le New York Times dans un éditorial engagé, le 9 avril dernier.
“ Leur seul but est de maintenir les consommateurs dans l’obscurité, afin de s’assurer qu’ils en savent le moins possible sur le fonctionnement sombre de l’élevage industriel. Ces projets de loi sont poussés par le lobbying intensif des sociétés de l’agrobusiness. À la place, nous avons besoin de lois qui garantissent notre droit de savoir comment la nourriture est produite.”

Si le tout est encore un exemple de l’absurdité de certains humains dans un monde en perpétuel recul dans sa luette pour la protection des animaux et de la nature….La violence reste la violence que nous tolérons. Le crime semble-t-il n’est plus de tuer ou de torturer, mais d’aider les victimes. Espérons que la lecture de ce lien en fera encore frémir quelques-uns d’entre nous.
http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/04/11/filmer-la-cruaute-envers-les-animaux-devient-un-crime-aux-etats-unis_3157361_3244.html